De retour chez moi, je monte dans ma chambre, balance mes
affaires par terre, et décide de ma changer. L’air de
rien, j’ai mal aux pieds ! J’enfile donc un mini
short de sport, un débardeur un peu court mais diablement
confortable et descend m’installer devant la
télé avec une boîte de biscuits fourrés
aux chocolats pour me calmer. Cet Evan m’exaspère au
plus haut point !
Une ou deux heures plus tard, la boîte de biscuits
depuis longtemps finie, quelqu’un sonne à la porte. Ca
ne peut être que James ! Ma mère m’a
prévenue qu’elle rentrerait tard de toute
façon. James m’ayant déjà vue
euh… comment dire… dans tous mes états, je ne
prends pas la peine d’enfiler ni pull ni pantalon et me
dirige donc vers la porte d’entrée,
légèrement vêtue et une boîte de biscuits
vide à la main.
-
Salut mon chou !
Evan ?! Qu’est-ce que tu fous là ? Comment
ça se fait que tu saches ou
j’habite ?
-
Sympa l’accueil.
C’est dans tes habitudes d’ouvrir aux gens à
moitié à poil ?
-
Je suis encore chez moi
à ce que je sache. Mais t’a pas vraiment
répondu à ma
question.
Et bien ça commence mal ! Et c’est
seulement la première fois qu’on se parle.
J’avais raison, ce mec est un monstre de prétention.
Ca va faire des étincelles.
-
Je ne savais pas que tu
habitais là et crois moi, si je l’avais s je ne serais
pas venu.
Sympa.
-
Je viens
d’emménager avec mon frère et je me demandais
si mes nouveaux voisins auraient l’amabilité de
m’indiquer où je pourrais trouver une épicerie
qui soit encore ouverte, si ce n’est pas trop demander bien
sûr.
-
Troisième à
droite et deuxième à gauche, sur le
coin.
-
Merci.
Ce n’est pas vrai, je suis
maudite. Non seulement le mec
que je supporte le moins du monde habite à côté
de chez moi, mais en plus il vient de me voir à peine
habillée, une boîte de biscuits vide à la main.
Je vais passer pour une dépressive de service, un cas
désespéré. Et après ça
j’ose dire que je compte lui faire perdre son regard
dédaigneux. Mouais, c’est vraiment mal
parti.
Et merde ! Il est déjà 7 heures. Il
est peut-être temps que je me mette à bosser !
Mais à peine installée à mon bureau, le
téléphone sonne. Y’a vraiment pas moyen
d’être tranquille dans cette baraque ! Je
dévale donc les escaliers au péril de ma vie et me
jette sur le
téléphone.
-
Allo ?
-
Rubyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy
chérie !
Ah, ça c’est Meg. On est inséparable
depuis le collège. C’est une des rares filles du
lycée avec qui je m’entends vraiment bien, et pourtant
on ne se ressemble en rien. Noire aux longs cheveux raides,
à la poitrine généreuse et tombant amoureuse
au moindre regard. Je devine déjà la raison de son
appel…
-
Salut ma puce, comment tu
vas ?
-
Super ! T’as
vu ce nouveau ? Il est
MA-GN-I-FIQUE !
-
Tiens, ça
m’aurait
étonnée !
-
Quoi ? Ne me dis pas
que tu ne le trouves pas absolument
craquant !
-
Personnellement,
j’ai plutôt envie de lui botter le cul ou de le voir
marcher dans une merde de chien mais
bon…
-
Oh toi et ton sale
caractère ! En tous cas moi j’en ferais bien mon
quatre heures.
-
Bonne nouvelle pour toi,
c’est mon nouveau
voisin.
-
QUOI ?
-
Et oui, à mon plus
grand
désespoir !
-
Putain la chance !
Tu ne te rends pas comptes ! Moi y’a que des vieux qui
vivent dans mon
quartier !
-
Non, c’est surtout
que tu es déjà sortie avec tous les beaux mecs de ton
quartier.
-
Euh…
-
Je te taquine tu le sais
bien ! Mais je vais te laisser ma puce, j’ai une tonne
de boulot pour demain et j’ai encore rien
foutu !
-
Ok, ok ! A
demain ! Je
t’aime !
-
Moi aussi,
bisous.
Mes lasagne avalées, je me suis mise à
bosser. Il est maintenant près de minuit et ma mère
n’est toujours pas rentrée. Tant pis, je vais me
coucher je n’en peux plus. Et puis il va me falloir de
l’énergie pour affronter Evan demain.
J’essaierai juste de m’habiller plus classe, histoire
qu’il oublie l’épisode de cet
après-midi.
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